Comment ça se passe
- 01
Relire l’historique
Dernier échange, périmètre, demandes de ne plus être contacté. Ne partez pas de la seule date de dernière commande.
- 02
Vérifier l’interlocuteur
Rappelez le contexte en une phrase et demandez si la personne suit toujours le sujet.
- 03
Explorer les changements
Question ouverte sur les priorités du moment. Besoin terminé, réorganisation, insatisfaction ou autre solution ?
- 04
Proposer une suite proportionnée
Clarification, traitement d’un problème, proposition actualisée ou clôture, selon ce que vous avez appris.
- 05
Noter une décision claire
Ce qui est confirmé, la suite acceptée, les préférences de contact. Un accord vague n’est pas un engagement.
Pourquoi un client devient-il inactif ?
Le projet est fini, l’interlocuteur est parti, le budget a bougé, la prestation a été internalisée. L’insatisfaction est possible, mais ce ne doit pas être votre seule hypothèse.
Avant d’appeler, relisez le dernier engagement pris : un document à envoyer, une question restée sans réponse, une échéance évoquée. Une relance qui reprend un sujet précis est plus utile.
Respectez les préférences de contact et les oppositions enregistrées. Ce guide parle de la conversation. Il ne dit pas si une campagne de relance est autorisée : vérifiez avec votre juriste avant toute action réelle.
Comment ouvrir une relance sans culpabiliser le client ?
« Nous n’avons plus de nouvelles de vous » oblige le client à expliquer son silence. Rappelez plutôt le contexte et vérifiez s’il est actuel : « Nous avions travaillé ensemble sur [sujet]. Ce besoin existe-t-il toujours ? »
Si le contact a changé, ne récitez pas tout l’historique. Un lien en une phrase, puis laissez la personne dire son rôle : « Est-ce vous qui suivez ce sujet maintenant, ou dois-je clore cette prise de contact ? »
Le but n’est pas un rendez-vous immédiat. C’est de savoir si un échange utile est encore possible.
Comment trouver la cause de l’inactivité ?
« Qu’est-ce qui a évolué depuis notre dernier échange ? » laisse le client définir le sujet. Écoutez les changements d’usage, d’équipe, de calendrier, de priorités. Reformulez avant de répondre.
S’il a choisi une autre solution, demandez ce qu’il accepte de partager : « Quel point a été déterminant ? » Vous apprenez peut-être que vous aviez mal compris son besoin. Vous ne critiquez pas son choix.
Si le besoin a disparu, clore proprement est un bon résultat. Demandez s’il veut garder un canal pour plus tard, sans programmer de relances répétées sur la base d’un silence.
Fiche client
Exemple- Contexte
- Aucune commande depuis la fin du dernier projet. Votre ancien contact a changé de poste.
- Votre objectif
- Comprendre ce qui a changé avant de proposer une nouvelle mission.
« Je viens de reprendre le dossier. Nous n’avons rien prévu pour le moment. »
Et si le client est insatisfait ?
Dans ce cas, comprendre et traiter le problème passe avant tout. Ne détournez pas l’échange vers une nouvelle offre. Que s’est-il passé, qu’attend-il encore, quel suivi est possible ?
« Je comprends que ce point ait interrompu la suite. Que reste-t-il à clarifier ou à corriger aujourd’hui ? » Si vous ne pouvez pas répondre, dites ce que vous allez vérifier et ne promettez qu’un suivi réaliste.
Séparez ensuite le traitement de l’insatisfaction et la démarche commerciale. Le client ne doit pas racheter pour obtenir une réponse à un ancien problème.
Quelles phrases utiliser selon la situation ?
Besoin terminé : « Notre collaboration portait sur le lancement de votre activité. Ce projet est-il terminé, ou avez-vous un nouveau sujet à préparer ? » S’il est terminé, remerciez et clôturez.
Changement d’organisation : « Vous aviez évoqué une réorganisation avant de reprendre le dossier. Le sujet dépend-il toujours de cette étape ? »
Offre mal adaptée : « La proposition précédente ne correspondait pas au périmètre recherché. Qu’aurions-nous dû mieux comprendre ? » Laissez au client la possibilité de ne pas rouvrir le sujet.
Quelles idées sont de fausses bonnes idées ?
La remise de retour. Elle masque la vraie raison. Si le besoin a disparu, le prix n’est pas la question. Si la confiance est abîmée, la remise ne la répare pas.
La relance sans motif : « Je me permets de revenir vers vous » ne dit pas pourquoi l’échange serait utile. Préférez un sujet précis. Une nouveauté est un motif si elle répond à une difficulté déjà exprimée.
Enfin, une ancienne relation n’est pas un accord permanent sur tous les canaux. Une opposition ou un changement d’interlocuteur se respecte et se note.
Comment s’entraîner à relancer ?
Créez plusieurs scénarios où le commercial ne connaît que la relation passée. Le client simulé a terminé le projet, changé de fournisseur ou rencontré un problème. Il faut trouver la cause sans question orientée. Voir la relance de clients inactifs.
Au débrief, la suite répond-elle au motif découvert ? Proposer une démo après une insatisfaction non traitée est un décalage. Clore après un besoin terminé montre une bonne écoute.
Le progrès à viser est la précision du diagnostic et la qualité de la suite, pas le nombre de rappels obtenus.
Bibliothèque de scénarios
ExempleEntre deux réunions, il demande un e-mail avant même de connaître le motif de l’appel.
Votre objectifVérifier si le suivi des demandes entrantes est un sujet pour lui.
Elle compare votre proposition à une offre moins chère dont le périmètre reste flou.
Votre objectifClarifier la comparaison avant de parler du prix.
Aucune commande depuis la fin du dernier projet. Votre ancien contact a changé de poste.
Votre objectifComprendre ce qui a changé avant de proposer une nouvelle mission.
